Le service numérique au service des élèves, ou des industriels ?

Le service numérique à l’école, sera-t-il au service des élèves, des parents ?

Ou bien servira-t-il les intérêts des industriels du secteur ?

Le service numérique à l’école a été inclus dans ce projet de loi pour la refondation de l’école. Le Club Réussir en Math décrypte !

Présenté comme le plan du ministre, Vincent Peillon, pour la « refondation de l’école de la République », le projet de loi d’orientation et de programmation a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le mardi 19 mars 2013. Il devra encore passer devant la chambre de sénateurs, lorsqu’il sera adopté, vous serez averti.

Un contexte favorable pour un service numérique à l’école

La section 4 du premier chapitre, intitulée « Le service public du numérique éducatif », nous intéressera particulièrement. C’est le premier volet du « plan Peillon » pour le service numérique à l’école, qui tente de combler le retard en la matière.

Le contexte semble ainsi favorable. Si l’on ne peut qu’espérer une avancée dans l’éducation au et par le numérique à l’école, il faut aussi souligner qu’en présence d’initiatives commerciales fortes de certaines entreprises privées, un cadre législatif tout aussi fort doit permettre d’assurer la continuité du « service public de l’éducation » indépendant de pressions économiques ou marketing.

Le service numérique pour améliorer l’accès à l’éducation 

Dans l’article 10 du projet de loi adopté, on apprend ainsi que « dans le cadre du service public de l’enseignement et afin de contribuer à ses missions, un service public du numérique éducatif et de l’enseignement à distance est organisé pour notamment :

1° Mettre à disposition des écoles et des établissements d'enseignement des services numériques permettant de diversifier les modalités d'enseignement, de prolonger l'offre des enseignements qui y sont dispensés et de faciliter la mise en oeuvre d'une aide personnalisée aux élèves, y compris en situation de handicap ;
2° Proposer aux enseignants une offre diversifiée de ressources pédagogiques pour leur enseignement, des contenus et services contribuant à la formation initiale et continue ainsi que des outils de suivi de leurs élèves et de communication avec les familles ;
3° Assurer l'instruction des enfants qui ne peuvent être scolarisés dans une école ou dans un établissement scolaire ;
4° Favoriser les projets innovants visant à développer progressivement le numérique à l'école."

Le Code de l’Education est ainsi modifié dans son article L131-2, consacré aux moyens mis en oeuvre pour assurer la scolarité obligatoire pour tous. Les nouveaux alinéas visent à permettre une meilleure accessibilité, un décloisonnement entre enseignements en classe et suivi hors de l’école, et une prise en charge améliorée des enfants qui ne peuvent être scolarisés.

Le service numérique comme domaine de savoir

L’article L312-9 promet déjà, dans la version actuelle du Code de l’Education, que « tous les élèves sont initiés à la technologie et à l’usage de l’informatique ». C’est le texte mettant en place le B2i en 2009, et faisant la part belle à « l’éducation » à la lutte contre le téléchargement illégal.

La modification est finalement assez sommaire :

« La formation à l’utilisation des outils et des ressources numériques est dispensée progressivement à l’école, au collège et au lycée. Elle comporte en particulier une sensibilisation aux droits et aux devoirs liés à l’usage de l’internet et des réseaux, notamment à la protection de la vie privée et au respect de la propriété intellectuelle. » Du côté du conseil supérieur des programmes, on devrait avoir des avis et propositions sur le socle commun, mais également sur « la conception générale des enseignements dispensés aux élèves des écoles, des collèges et des lycées et l’introduction du numérique dans les méthodes pédagogiques et la construction du savoir ».

La question des moyens mis en oeuvre !

L’Etat ne fuira pas ses responsabilités. C’est le message que tente de faire passer le projet de loi dans sa partie « Objectifs et moyens », qu’il s’agisse d’aménager la formation des enseignants, de favoriser la sortie de crise pour les établissements en difficulté – c’est le but de l’opération « plus de maîtres que de classes » créant 7000 nouveaux postes, ou de financer le matériel informatique des établissements scolaires. Sur ce point particulier, le texte est très clair. L’article L211-8 du Code de l’Education est modifié pour faire apparaître le numérique comme « moyen pédagogique » dans les charges assignées à l’Etat. Alors que le précédent texte affirmait que l’Etat avait la charge « des dépenses pédagogiques » des collèges, lycées et certains autres établissements, le projet de loi sur la refondation de l’école se veut plus précis :

Désormais, l’Etat a la charge (entre autres) « des dépenses de fonctionnement à caractère directement pédagogique dans les collèges, les lycées et les établissements d’éducation spéciale dont celles afférentes aux ressources, contenus et services numériques spécifiquement conçus pour un usage pédagogique (…) ».

 

Accueil entendu à l’Assemblée National à propos du service numérique

A gauche, « l’entrée de l’école dans l’ère du service numérique éducatif  » est saluée et accueilli à bras ouvert.

A droite, on estime que « la volonté de développer le numérique à l’école ne suffit pas à masquer les insuffisances de cette réforme que les socialistes étaient pressés de mettre en oeuvre ». On critique le projet global, mais le numérique fait ainsi plus figure de concession.

Le numérique à l’école était une promesse du ministère de l’Education nationale.

Le Club Réussir-En-Math au créneau pour un service numérique pour tous !

Si comme le ministre de l’éducation l’écrit dans le projet de loi que « les ressources industriels du secteur devaient être diversifiées », nous nous inquiétons de l’avancée de Microsoft, entre autres, dans l’école. Le « Tour de France du numérique« , peut inquiéter tant il semble accorder le calendrier d’une entrée du numérique à l’école avec les visées commerciales et marketing des géants du numérique.

Au risque de biaiser un enseignement au numérique, qui se transformerait, comme à commencé à le montrer ce « Tour de France du numérique », d’une sensibilisation aux usages, risques, responsabilités et possibilités du service numérique, à l’apprentissage d’outils préconçus et mieux taillés pour servir les stratégies de marques que les ambitions de cette « école de la République » que le ministère entend « refonder ». Ce service publique servira-t-il les intérêts des élèves donc des parents ou bien ceux des industriels qui sauront se positionner à temps ?

Nous souhaitons sur ce point clarifier que le service d’aide aux devoirs en math est à disposition des parents et des élèves qui souhaitent réussir leur scolarité ; ce projet innovant d’un précepteur distant à votre domicile, s’intègre parfaitement dans l’ère de la réforme de l’école. Autant les précepteurs et préceptrices étaient réserver à une classe sociale aisée, autant nous pouvons parler d’un service numérique à destination du grand public, au travers de l’offre multimédia et vidéo du Club Réussir-En-math.

En attendant de connaître le sort de ce projet de loi, je vous suggère de découvrir gratuitement nos offres d’aides personnalisées et d’entrer avec vos enfants, dans l’ère du service numérique par MMS sur la tablette ou le smartphone de votre enfant, par exemple. Voici comment accéder instantanément et de façon illimitée à l’aide d’un professeur 24h/24 et jusqu’à 6j/7 ?

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EduCoach

David RUGGIERI est un professeur de mathématiques et un coach éducatif. Il propose enfin un service de soutien scolaire qui garantie les résultats ! Un professeur à distance comme à domicile, pour le secondaire et pour en finir avec les Devoirs interminables à la maison en mathématiques : Découvrez comment Réussir en Maths ! Pas besoin de payer des impôts pour bénéficier de 50% de réduction, nous vous offrons des séances gratuites*. Pas besoin de démarches administratives (CESU, ursaaf, frais administratifs, ...), nous réglons tout gratuitement. Faites appel à un professeur de mathématiques pour votre soutien scolaire, au collège et au lycée. Enseignant qui travaille à distance sur toute la France et le Francophonie. Tarifs clairs et simple, à la carte ou au forfait, à partir de 9€/semaine pour une aide en maths par MMS. Résultats Garantis : 30 jours satisfait ou remboursé ! Gagnez au moins trois points sur la moyenne annuelle ou je vous offre un mois gratuit pour vous remettre à niveau pendant l'été**. Pour en savoir plus, enregistrez-vous à ce blog en indiquant votre n° de téléphone, le niveau de l'élève et nous vous rappellerons. Détails de l'offre sur demande. RUGGIERI David - Professeur de mathématiques - Coach Educatif - Créateur du soutien de maths à distance individualisé !

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